22. April 2008

Manifestons le premier mai 2008 à Québec !

À 18h au coin des rues Nolin et Pruneau (Maison des généraux)

Voici l'appel du PCR à la manifestation du premier mai à Québec:

Faisons ensemble un 1er mai historique


« The revolution won’t be televised » Public Enemy

Les organisateurs du 400e officiel et le Parti Communiste Révolutionnaire ont deux conceptions différentes de l’histoire. D’un côté, la bourgeoisie du 400e présente les événements historiques comme un phénomène passé à observer. De l’autre, les militantEs de Québec ont une conception de l’histoire en mouvement où chacun et chacune est invitéE à transformer le cours des choses. Laquelle vous paraît être la plus juste ?

Le 400e est bien entamé et, on peut se demander quel rôle est donné à la population de Québec. Avec ses spectacles à grand déploiement et ses nombreuses expositions, il semble que le peuple doit, une fois de plus, être confiné au rôle de spectateur. Nous devons, comme l’humoriste Louis-José Houde, regarder passer la parade. Cette façon de fêter l’histoire correspond à l’idéologie et au savoir promus par la classe dominante.

En effet, les sciences capitalistes, qui ne sont pas si objectives qu’on le croit, font du savant un observateur. Que ce soit en chimie, en anthropologie ou en littérature, le bourgeois imagine qu’il est objectif lorsqu’il se place à l’extérieur des phénomènes qu’il étudie. Pourtant, rien n’est plus faux, puisque tout individu participe au système qu’il regarde. Par exemple, le linguiste doit utiliser les codes qu’il analyse pour expliquer ce qu’il comprend. C’est la même chose en politique où ce ne sont pas les têtes dirigeantes qui transforment la société, mais plutôt les luttes des différentes classes en conflit dans cette société. Le capitalisme tente de faire des travailleurs, des travailleuses et de tous les oppriméEs, des observateurs de leur destin.

Toutefois, nous sommes tous et toutes inclus dans le déroulement de l’actualité, qui ne se résume pas aux « nouvelles » de six heure. D’ailleurs, le mot actualité vient du mot actualis qui signifie « mise en action ». Or, out le monde sait que nous n’avons pas besoin d’avoir notre photo dans le journal pour nous « mettre en action ». Cependant, les organisateurs du 400e prennent le pari de nous asseoir devant leurs événements où ils s’occupent d’exercer un monopole du discours historique que nous devons écouter sagement. Heureusement, le fonctionnement réel de la société, à savoir la lutte de classes, a tôt fait de remettre les pendules à l’heure.

Des initiatives populaires voient le jour un peu partout, appelant les gens à être des acteurs du changement et non des observateurs du spectacle. C’est dans cet esprit que le PCR a fait un événement nommé le « 400e du peuple » avec l’aide des Premières nations, dans lequel on encourageait le débat avec les différents participantEs. Nous avons continué à travailler dans cette optique en appuyant la marche du 28 mars, organisée par la NEFAC, qui commémore les émeutes contre la conscription de 1918. Cette manifestation nous rappelle le courage de la population de la ville qui s’est battue contre la volonté guerrière des gouvernements de l’époque. Or, considérer l’histoire en mouvement nous permet d’analyser le situation présente. Les gens de Québec font encore face à des parlements guerriers et doivent encore combattre contre la propagande de l’armée capitaliste.

Une autre initiative populaire est la mise sur pied de la coalition « l’Autre 400e », qui répond aux festivités officielles en adoptant un point de vue critique par rapport à l’histoire. Dès la préface de son livre Le Capital, Karl Marx appelait ses lecteurs à penser par eux-mêmes. La critique est une arme puissante lorsqu’il s’agit d’analyser l’histoire. Les initiatives en opposition à l’histoire bourgeoise vont se multiplier pour offrir à la classe ouvrière une alternative au rôle d’observateur.

Les syndiquéEs du Journal de Québec contribuent à ce changement de paradigme en produisant eux-mêmes un journal distribué gratuitement à la population de Québec, le MédiaMatin. Pour la première fois dans l’histoire de la ville, un quotidien est mis sur pied par des travailleurs et travailleuses pour la population sans l’intermédiaire d’une entreprise. Les groupes populaires, les syndicats ainsi que les organisations révolutionnaires, vont inviter les gens à agir concrètement pour contrer le discours dominant.

Le Parti Communiste Révolutionnaire participe à ce mouvement en proposant un événement historique : une marche pour la fête internationale des travailleurs et travailleuses le 1er mai à Québec. Cet événement ne sera pas historique parce que nous le décidons ou parce que l’on se considère important. Il aura une portée dans l’histoire de la ville en brisant près de 25 ans d’inaction. En effet, les manifestations en hommage aux luttes des travailleurs et des travailleuses sont une tradition établie dans la plupart des grandes villes du monde. Au Québec, des villes comme Montréal, Sherbrooke et même Verreault ont eu leur manifestation l’an passé, alors que notre ville se dotait d’une déprimante cabane à sucre. Les derniers drapeaux rouges à avoir flotté à Québec remonte au début des années 1980 à l’époque où En Lutte organisait les marches. Il est temps de faire l’histoire à nouveau et de mettre fin à notre apathie.

Il ne s’agit plus de regarder l’histoire se dérouler, mais d’y participer.

Manifestons le 1er mai 2008 à 18h au coin des rues Nolin et Pruneau
(Maison des généraux)

Navette à 17h à partir du coin de rue Langelier et Charest.

Texte du PCR (Parti Communiste Révolutionnaire) Québec.
Une initiative du PCR appuyée par l’Autre 400ième.
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